Vie de maman

Maman au foyer: mon bilan !

Après dix mois de congé maternité, puis parental, me voilà de retour au travail… J’ai mis fin à mon rôle de maman au foyer, qui a duré huit mois. La période, je crois, la plus riche de ma vie, en découverte, en changement et en remise en question. C’était dynamique, doux, intense, tendre, joyeux et parfois difficile. Pourquoi je suis satisfaite de mon congé parental ? Qu’est ce qui a fonctionné ? Qu’est ce qu’on a dû ajuster dans notre vie de famille et de couple pour le faire fonctionner ? Je vous partage mes réponses dans cet article.

La décision

Quand je suis tombée enceinte, j’étais certaine de vouloir profiter de mon bébé au-delà du congé maternité classique, qui pour rappel, vous permet de vous arrêter 6 semaines avant la date de votre accouchement, et 10 semaines après la date de votre accouchement. Je rêvais depuis trop longtemps d’être maman et d’avoir un bébé pour me séparer de lui si rapidement. J’ai donc, à l’annonce de ma grossesse, demandé un congé parental de cinq mois. Une décision presque instinctive, qui m’a quand même laissée paradoxalement avec quelques interrogations.

En effet, j’adore mon boulot et je suis une jeune femme dynamique qui aime être dans l’action. Je craignais donc un peu l’ennui et la routine à la maison avec Bébé. Je me suis demandée si cinq mois de congé parental c’était vraiment pour moi ? Si ça n’allait pas faire trop? J’avais aussi observé des mamans autour de moi presque soulagées de reprendre le travail après leur congé parental. Plusieurs d’entres elles s’accordaient à dire : « Le travail me permet de faire autre chose, de retrouver un rôle social » « Je me sens utile, autrement que dans mon rôle de mère » « J’avais besoin de retrouver ma vie de femme, mon rôle au travail » « J’avais besoin de faire autre chose ».

Est-ce que j’allais avoir ces mêmes besoins? Si vous vous retrouvez face à ces questionnements, sachez que c’est tout à fait normal. On ne peut pas savoir à 100% si le rôle de maman au foyer va nous convenir avant d’avoir nos bébés. Dans mon cas, j’ai préféré prévenir en prenant tout de même 5 mois de congé parental.

Est-ce que je regrette ou est-ce que j’ai apprécié ce congé ?

Trêve de suspense…

Sans aucune hésitation, j’ai ADORÉ, et je le referai ! Ce n’est pas le cas de toutes les mamans, j’en suis consciente. J’aimerais donc vous partager les raisons qui ont participé à la réussite de mon congé parental, pour vous éclairer peut-être sur la question.

J’ai pris le temps de faire connaissance avec ma fille, de la voir grandir

A la naissance de Charlie, je savais que j’avais sept mois pour profiter d’elle. Je n’ai donc pas été dans l’urgence de profiter de ma fille parce que je reprenais le travail rapidement. Je n’ai pas eu à compter les semaines qui me restaient avec elle. J’ai fait une bonne coupure professionnelle, qui m’a permise de profiter pleinement de ma fille et de son début de vie, en étant présente à 100%. Je remarque aussi que ce long congé me permet de reprendre aujourd’hui le travail sereinement, avec envie et sans regret.

Je me suis sentie LIBRE

Etre en congé parental, peu importe la durée de celui-ci, c’est s’offrir aussi une part de liberté dans plein de domaines différents. Nous avons été libre de partir en week-end prolongé et d’organiser nos vacances avec nos familles. Etant éloignés de nos proches, nous en avons profité pour bouger un maximum et voir qui nous voulions, sans contrainte d’agenda professionnel ! La liberté en congé parental, c’est aussi de prendre des rendez-vous en semaine, de déjeuner avec vos proches, de faire la sieste… C’est illimité !

Bien entendu, cette liberté se fait et s’organise en fonction du rythme de bébé, auquel il faut être attentif et respectueux. En fonction aussi des différentes tâches quotidiennes de la maison.

Nos week ends prolongés à Bruxelles et à Bordeaux.

Je ne me suis pas sentie isolée

Selon moi, le danger du congé parental et du rôle de maman au foyer qu’il induit, c’est l’isolement. Je l’ai entendu, observé et même vécu. Le quotidien peut être difficile à certain moment. Imaginez : en étant à la maison, vous avez logiquement le temps de faire toutes les tâches ménagères en plus de vous occuper de votre bébé… Ménage, lessive, cuisine, rangement, vaisselle et j’en passe. Il faut être honnête : les tâches ménagères c’est ch***t et c’est loin d’être stimulant ! Les journées se ressemblent, on a vite la sensation de ne faire que ça… C’est tomber dans une routine et ce tête-à-tête permanent avec votre bébé qui peut-être dangereux.

Pour parer à cela, deux solutions hyper simples ! S’AERER, et voir du monde !
Vous pouvez tout à fait instaurer une routine d’aération 😄 ! Avec comme exemple :

  • Faire une ballade par jour, longue ou non, peu importe, l’important c’est juste de sortir de la maison !
  • Déjeuner une ou plusieurs fois par semaine avec vos proches.
  • Inviter vos proches à la maison.
  • Goûter à l’extérieur de temps en temps.
  • Faire un petit tour en centre commercial.
  • Etc !

Le but étant de prendre l’air, de sortir des murs de la maison et d’apporter un peu de changement à votre quotidien.

En portage ou en poussette, les ballades on adore !

J’ai accepté les moments difficiles et j’ai demandé de l’aide

Ma première difficulté a été l’accumulation des tâches ménagères. J’avais l’impression de ne faire que ça. Ranger toujours ranger… Je n’en ai pas parlé tout de suite à mon conjoint car je culpabilisais un petit peu. Je n’avais pas envie d’ajouter à sa journée de travail le rangement et l’entretien de la maison. Cela a tenu un certain moment, jusqu’à ce que ça vienne noircir mon humeur. J’étais devenue quelque peu irritable

J’ai donc pris du recul sur la situation, puis j’en ai parlé à mon chéri. Nous nous sommes mis d’accord pour dire que j’étais logiquement celle qui pouvait en faire le plus à la maison, car j’y passais mes journées. Cela ne voulait pas dire par contre que je devais TOUT faire. Il pouvait et avait envie de me donner un coup de main le soir et les week-end. Nous avons donc rééquilibré comme il faut notre organisation des tâches ménagères pour que ça nous convienne à tout les deux.

Ma deuxième difficulté, assez classique finalement, a été le manque de temps pour moi. Ce n’est pas venu tout de suite, mais plutôt vers les six mois de Charlie. Ma situation était la suivante : j’avais beaucoup d’idées et d’envies d’activités à faire, comme débuter le blog (la mince affaire !), faire de la couture, regarder une série, lire un roman. Les moments opportuns pour faire cela étaient les siestes de Charlie, trois heures environ sur la journée. Malheureusement, j’utilisais souvent ce temps là pour m’occuper de la maison et des affaires de mon bébé. J’étais arrivée à un stade où je prenais moins de plaisir à m’occuper de Charlie, mon quotidien m’agaçait, j’avais vraiment besoin de souffler un peu. Quand j’ai senti que j’arrivais à bout, j’ai proposé à mon chéri qu’il parte seul avec notre fille chez ses parents, pour un week-end. C’était le moyen que j’avais trouvé pour souffler de mon rôle de maman au foyer et pour prendre du temps pour moi. Ces 48h seule m’on fait le plus grand bien ! J’ai passé la soirée avec des copines, j’ai marché pendant des heures au bord du lac, j’ai fait du yoga. J’étais libérée des horaires et du rythme de mon bébé.

Il fallait juste oser et que je sois prête à me séparer de Charlie pendant deux jours. Son père est extra avec elle, je n’ai donc eu aucun mal à les laisser tous les deux.

Je pense que l’on rencontre toutes des moments difficiles. Nous sommes des êtres humains, avec pleins d’émotions qui se bousculent. Le tout est de savoir identifier la source de ces fortes émotions et de communiquer. Pas toujours évident, mais quand on y arrive, les choses rentrent vite dans l’ordre.

J’ai protégé mon cœur de maman

Quand est venu le moment de me séparer de Charlie, de passer à autre chose que mon rôle de maman à 100%, j’ai été submergée par l’émotion, mais ça n’a pas duré longtemps, une journée ou deux. En vérité, j’étais prête à reprendre le travail. Néanmoins, on est très nombreuses à ressentir des émotions fortes dans cette transition. Si j’avais dû faire cela au 3 mois de Charlie, je n’aurais pas été prête c’est certain et mon cœur de maman aurait souffert

Grâce au congé parental, j’ai eu la chance de ne pas brusquer les choses. J’ai  eu le temps de me préparer à cette séparation et surtout de l’accepter ! J’ai profité à 1000% et pris tout ce que j’avais à prendre avec ma fille.

Le fait que je reprenne à 80% y est aussi pour beaucoup. Sachez les mamans que c’est un droit. Chaque maman peut reprendre son emploi à 80%, l’employeur ne peut le refuser. C’est la loi, à consulter ici.

Pour résumer mes chères mamans, attention à l’isolement et à la charge du travail ménager qu’on peut rencontrer quand on est seule à la maison. Ce sont les bêtes noires du congé parental selon moi.

Prenez l’air tous les jours, faites vous aider dans les tâches quotidiennes et bousculez la routine de temps en temps, avec l’aide de votre conjoint et de vos proches!

Je rajouterai que pour certaines, le congé maternité peut suffire et c’est tout à fait ok. L’important c’est d’être en accord avec soi, avec ses choix, de se respecter, de respecter les autres et de donner son avis avec bienveillance ☺ Amen.

Après trois jours de travail, je profite de ma poulette aujourd’hui et je trouve qu’elle a changé… Je vous laisse, j’ai des bisous et des câlins à donner.

A très vite les mamans, profitez bien de vos bébés ❤

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5 commentaires sur “Maman au foyer: mon bilan !”

    1. Merci beaucoup pour ton commentaire Charlotte 🙂
      C’était merveilleux oui!
      La reprise se fait en douceur, j’arrive à bien gérer, ouf 🙂
      Belle soirée, merci pour ta visite sur le blog.

  1. Beau témoignage, très juste. J’ai eu 4 enfants et j’ai connu ces passages difficiles que tu décris.
    Sachons que le burn-out maternel existe ! ( Un livre avait été publié il y a quelques annés aux Arènes éditions)
    Ton écriture est agréable à lire. Bonne continuation !
    Catherine, née à Annecy 🙂

    1. Bonjour Catherine. Merci pour ton commentaire :).
      4 enfants… un rêve pour moi ! Quel âge ont-ils ?

      Je te souhaite une belle journée.
      Julia

  2. Ils sont grands, maintenant : 25, 23, 17 et le petit dernier 11 ! Ils s’entendent tous bien malgré leur différence d’âge. Le premier vient de terminer ses études. Il n’est plus à la maison mais ils se parlent presque tous les jours avec les technologies actuelles ! Et comme on dit en Afrique : même père, même mère ! 🙂

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